Dimanche 10 août 2003

POLITIQUE D'INFLUENCE US ET MAGOUILLES FINANCIÈRES


Qu'y a-t-il de commun entre la famille Ben Laden, la famille Bush, Casema (télécommunications), QinetiQ (défense), Vinnell (conseillers militaires), la BCCI (banque), Bofors (défense) et le Pentagone ?

Le Carlyle Group.

Fonds d'investissement étasunien, le groupe Carlyle est dirigé depuis janvier 2003 par Louis Gerstner, ancien patron d'IBM. Jusqu’à cette date, Franck Carlucci, ancien Secrétaire d’État à la Défense sous Ronald Reagan entre 1987 et 1989, et ancien patron de la CIA, était aux commandes.

On retrouve notamment comme conseillers permanents ou occasionnels Georges Bush (ancien président des USA), Otto Pohl (ex-président de la Bundesbank), John Major (ex-premier ministre de Grande-Bretagne), Arthur Levitt (ex-président de la Security Exchange Commission), James Baker (ancien secrétaire d'état de Bush senior), Karl Fidel Ramos (ex-président des Philippines), Henri Martre (transfuge de Matra Aérospatiale)…. Même G. W. Bush, actuel président des États-Unis, a travaillé un temps pour Caterair, une des filiales du groupe et, jusqu’aux attentats du 11 septembre 2001, des membres de la famille Ben Laden faisait même partie du conseil d’administration.

La discrétion du groupe a été mise à mal par les révélations de deux organismes non gouvernementaux, Judicial Watch et Center for Public Integrity, qui épluchent chaque année les textes du Congrès et les documents déclassifiés de la CIA et du FBI. Ces organismes ont dénoncé cet état de fait sur leurs sites respectifs, informations par la suite reprises par le Wall Street Journal et la BBC.

source : http://www.infocrise.org/article.php3?id_article=43


Dimanche 10 août 2003

A qui profite le crime climatique ?


A l'occasion de l'annonce des profits records de la multinationale du pétrole ESSO (marque connue en Europe pour ExxonMobil), Greenpeace rappelle que la compagnie tire ses bénéfices de la destruction du climat mondial et qu'elle s'est fait le leader des tentatives de sabotage du Protocole de Kyoto afin de pérenniser ce business très lucratif.

Le bénéfice net de 11,2 milliards de dollars réalisé par Esso au premier semestre 2003 a de quoi faire frémir. Ce bénéfice a plus que doublé par rapport à celui de l'année dernière sur la même période (4,7 milliards de dollars). Esso, à l'instar de tous les pétroliers, a profité du climat de tension internationale - qui a précédé le déclenchement du conflit irakien - qui a fait flamber le prix du baril au premier semestre (+ 32% entre 2002 et 2003).

Depuis 1992 à Rio, Esso tente par tous les moyens de ruiner les négociations internationales sur le climat. La compagnie s'est également illustrée dans la promotion les scientifiques sceptiques quant à la réalité des changements climatiques et dans ses tentatives de discréditer les conclusions des scientifiques du GIEC.

Esso consacre des millions de dollars au financement de groupes de pressions ultra-conservateurs pro-guerre. La multinationale a également été d'un appui financier décisif à la campagne présidentielle de George Bush qui, sitôt installé à la Maison Blanche, a su s'en souvenir en désengageant son pays du Protocole de Kyoto. Esso a tout intérêt à maintenir l'économie américaine dans sa forte dépendance au pétrole.

Source Infocrise.org


Dimanche 10 août 2003

Les climatologues répondent à la droite américaine


Treize scientifiques anglo-saxons, éminents spécialistes de l'évolution du climat et de l'effet de serre, viennent de réaffirmer dans la revue scientifique EOS que la contribution de l'homme au réchauffement planétaire est désormais plus qu'une simple hypothèse.

L'article est une réponse à une série de publications et de rapports sur lesquelles le gouvernement Bush s'appuie pour rejeter les termes de l'accord de Kyoto.

Ma bagnole, c'est sacré !

L'administration Bush conteste les arguments scientifiques fournis par le Panel intergouvernemental sur le changement climatique (IPCC).

L'intense lobbying qui a abouti au rejet du protocole de Kyoto s'est en effet accompagné de la création d'une série de fondations scientifiques liées aux boites à idées ultraconservatrices qui influencent actuellement la politique américaine, comme l'Heritage Foundation ou la secte Moon.

L'objectif de ces centres de recherche est de fournir des contre-arguments, voire de brouiller les pistes. Ainsi, s'ils admettent l'existence d'un réchauffement climatique, des "experts" des fondations Global Climate Coalition ou George Marshall Institute, lui attribuent une origine solaire. Ces mêmes "experts" n'hésitant d'ailleurs pas à se dédire au sein de l'Oregon Institute of Science and Medicine, en soutenant qu'il n'y a pas le moindre réchauffement et que les données de l'IPCC sont falsifiées.

Source : Transfert.net


Mercredi 06 août 2003

Murdoch


Rien ne semble arrêter Rupert Murdoch et son groupe News Corp. A 72 ans, Rupert Murdoch est sur le point de réaliser son rêve, devenir le roi du satellite à l'échelle planétaire. Son empire médiatique reste sans cesse à l'affût de nouvelles conquêtes.

A ce jour, ses télévisions payantes peuvent se targuer de réunir 110 millions de téléspectateurs. Aux Etats-Unis, il est sur le point de prendre le contrôle de DirecTV, ce qui le placerait au premier rang des diffuseurs par satellite. Après avoir acquis Telepiù, filiale italienne du groupe français, pour créer Sky Italia, il négocie la reprise de Sogecable, filiale espagnole de la chaîne cryptée, et surtout une partie de Canal+ Technologies.

En Grande-Bretagne, BSkyB, dont Murdoch est actionnaire à hauteur de 36,2 %, s'est durablement imposé dans le paysage audiovisuel comme seul rival réel de la BBC.En situation de monopole outre-Manche depuis la faillite d'ITV Digital, ce bouquet, qui compte 7 millions d'abonnés, va dégager bientôt des profits substantiels

Cette puissance est en train de s'étendre dans toute l'Europe du Sud avec la complicité de son vieil ami, le premier ministre italien Silvio Berlusconi, et l'entremise efficace de l'homme d'affaires tunisien Tarek Ben Amar.

Sa mégalomanie et son côté impitoyable impressionnent les milieux financiers. Qu'importent le goût du secret, l'absence de transparence des structures, le recours aux paradis fiscaux pour faire tourner les actifs et le mépris affiché pour ses actionnaires minoritaires.

La City et Wall Street n'ont rien à redire de la gestion du conglomérat. Le nombre de strates hiérarchiques est faible, la paperasserie minimale, la réunionnite bannie, et la plupart des décisions sont prises au téléphone ou par messagerie électronique. Le pouvoir est concentré dans le bureau du président (Office of the Chairman) créé en 1996.

Murdoch peut compter sur le soutien de l'administration Bush, dans laquelle il a de nombreux amis. Lors du conflit irakien, son réseau de télévision Fox a, en effet, apporté un soutien indéfectible à l'administration républicaine.


Mardi 08 juillet 2003

Et vous... qui vous surveille ?


L'espionnage autorisée par le FISA, Foreign Intelligence Surveillance Act, a permis au FBI, entre autre, d'augmenter de 30 % l'espionnage électronique entre 2001 et 2002.

Les associations de sauvegarde de la vie privée soupçonnent que le Ministère de la Justice se passe des procédures normales pour lancer des surveillances de GSM, Fax, Internet, mel, à l'étrangers.

Ces associations sont frustrés parce que la cour ne révélera pas exactement combien de personnes, de disques durs, de sites internet, ... ont été contrôlés.

En savoir plus - Anglais - http://www.idg.net/ic_1325795_9676_1-5122.html


Lundi 07 juillet 2003

Ecrivez à José Bové


José Bové

N° d'écrou 22377 Y

Bloc A 07

34753 Villeneuve-les-Maguelone

France

José Bové a eu l’audace de conduire des actions syndicales pour sensibiliser l’opinion publique sur les risques OGM dans l’agriculture et l’alimentation, une technologie refusée par plus de 70% des consommateurs français et européens pour les risques écologiques et sur la santé. La condamnation à 10 mois de prison ferme dont a fait l’objet José Bové a suscité, à juste titre, une très large réprobation en France et dans le monde, puisque des centaines de milliers de gens ont réclamé la grâce présidentielle en sa faveur ; initiatives auxquelles s’ajoutent de nombreuses prises de position publiques de la part de responsables syndicaux et politiques, d’artistes, de scientifiques, d’intellectuels, sans oublier 850 maires ruraux...

+ http://confederationpaysanne.ouvaton.org/France/accueil_france.htm


Lundi 07 juillet 2003

Quand Washington aidait Saddam Hussein


Les liens entre Al-Qaida, l'organisation de M. Oussama Ben Laden, et le régime irakien ont servi à inscrire la campagne d'Irak dans la « guerre contre le terrorisme ». La CIA elle-même n'y croyait pas, mais 44 % des Américains estiment que certains ou la plupart des pirates de l'air du 11 septembre 2001 étaient irakiens ; et 45 % affirment que Saddam Hussein était personnellement impliqué dans ces attaques...Ces sondages confirment que, même dans une société ouverte, la manipulation relayée par les grands médias peut totalement fausser le débat et vider la démocratie de son sens.

Il existe effectivement un point commun entre M. Oussama Ben Laden et l'ancien président Saddam Hussein, un lien que les Irakiens connaissent depuis longtemps :

Les deux hommes ont été, dans les années 1980, des alliés stratégiques pour les Etats-Unis ; aucun des deux ne serait devenu aussi dangereux s'il n'avait bénéficié d'une aide, politique et matérielle, des gouvernements américains successifs.

Le soutien que Washington a apporté aux moudjahidins afghans, aux volontaires arabes recrutés pour combattre l'occupation soviétique, et en particulier à M. Oussama Ben Laden, est connu. Les attaches entre M. Saddam Hussein et Washington sont plus anciennes.

Selon les biographes du dictateur, ses premiers contacts avec la CIA remontent aux années 1960, quand le jeune homme était réfugié au Caire. En février 1963, un coup d'Etat renverse le régime progressiste d'Abdelkrim Kassem. La chasse aux démocrates et aux communistes fera des milliers de victimes. Revenu d'urgence au pays, Saddam Hussein y participe, tuant et torturant de ses propres mains. Les listes de personnes à arrêter étaient fournies par la CIA - elle fera de même, en 1965, en Indonésie, où la répression anticommuniste se soldera par 500 000 morts...

C'est dans les années 1980 que l'alliance entre le Baas et l'administration Reagan prend de l'ampleur. L'homme qui va l'inaugurer n'est autre que M. Donald Rumsfeld, qui se rend à Bagdad en décembre 1983 pour serrer la main du futur « Hitler » :

l'Irak disparaît de la liste des Etats soutenant le terrorisme, les relations diplomatiques entre les deux pays sont rétablies, Washington apporte un soutien militaire à Bagdad dans sa lutte contre la « révolution islamique ».

Les Etats-Unis savent pourtant que, en violation des conventions internationales, l'armée irakienne utilise des armes chimiques contre l'Iran. En 1988, quand celle-ci gaze les Kurdes - faisant des milliers de morts à Halabja -, le département d'Etat soutient une campagne de désinformation pour essayer de faire porter la responsabilité à Téhéran ! (Lire Joost R. Hiltermann, « America's Didn't Seem to Mind Poison Gas », The International Herald Tribune, Paris, 17 janvier 2003).


Samedi 28 juin 2003

La CIA contre le Cambodge


En 1955, quand débuta l'intervention de la CIA au Cambodge, il n'existait pas, pour la justifier, de menace communiste dans ce pays. Le prince Nodorom Sihanouk avait pour principal objectif de maintenir son pays à l'écart du conflit viet-namien. A cette fin, il observa avec tenacité, une stricte politique de neutralité.

C'est le Président Nixon qui appliquant une stratégie de son conseiller Henri Kissinger a fait entrer le Cambodge dans la guerre à l'issue d'un voyage au Vietnam qui a suivi presque immédiatement sa prise de fonction le 20 janvier 1969.

Le 17 mars 1970, le roi Sihanouk en visite en Europe était déposé par un coup d'état militaire fomenté par la CIA américaine.

A compter de 1969, les américains tapissaient littéralement de bombes et de mines, un Cambodge neutre jusqu'au coup d’état de Lon Nol, le 17 Mars 1970.

On estime les pertes civiles cambodgiennes dues aux bombardements américains (1969-1975), à cinq ou six cent mille victimes.

Le Livre : La CIA contre le Cambodge ; AUTEURS : Norodom SIHANOUK ; EDITEUR : Francois MASPERO -Paris (édition francaise) ; COLLECTION : Cahiers Libres ; DATE PARUTION : 1973


Samedi 28 juin 2003

RESULTAT : "Les pays les plus répressifs..."


Le pays le plus répressif sur sa population est ....

Les Etats-Unis d'Amérique !

Encore une fois les USA sont bien plus fort que le reste du monde. J'ai perdu les statistiques officielles (désolé) mais pour 100 000 habitants, de mémoire, ils doivent être à environ 600 détenus, contre 130 à 150 pour la France, l'Angleterre, le Japon, le Canada... La Chine se défend bien mais c'est un cas particulier car beaucoup de détenus sont malheureusement executés...


Lundi 16 juin 2003

GRAND SONDAGE : Donner votre avis sur "Les pays les plus répressifs ..."


Question à 1 dollard : "Quel est selon vous le pays le plus répressif ? Choisissez parmi ces 4 propositions : 1 La Chine ; 2 Les Etats-Unis ; 3 La Russie ; 4 L'afrique du Sud.

2003-06-13 19:09:41 Maître Wong - http://maitre-wong.monblogue.com Bonsoir, Je dirai la Russie, suivie de la Chine, des Etats Unis et l'aAfrique du Sud

2003-06-13 23:45:31 D-Day hummm tres bonne question mais elle est mal posée. Ca dépend si tu parle de répressif par rapport à sa population ou par rapport au autre population du monde. Pour ce qui est de la premiere catégorie (sa population) je dirais que la Chine est celle qui fait le plus de répression. Cependant pour la population mondiale sans aucune hésitation je dirais les États-Unis, je n'ai pas besoin de vous faire un déssin je crois ! Vous avez seulement à écouter ce que le merveilleux Bush dit et vous allez comprendre.

2003-06-15 12:04:54 Aq Le plus répressif sur sa population...

2003-06-16 15:01:56 Barma La réponse est dans le prix de la question ;o)))

Encore un effort !


Vendredi 13 juin 2003

Enquête au coeur des multinationales, dernier épisode !


Dans l'histoire du Carlyle Group il y a ces prises de participations, nombreuses, dans les agences privées de renseignement et de sécurité.

Elles émaillent l’histoire du groupe. Celle de son président émérite surtout. Quand Franck Carlucci siégeait au conseil d’administration de Wackenhut, en 1983, l’agence s’était distinguée dans la réalisation des « coups tordus » sous couverture, à l’étranger, pour le compte de la CIA. Wackenhut avait deux autres spécialités : la mise au point de centres de recherche quasi clandestins sur les armes biologiques et chimiques ; les ventes d’armes discrètes à des alliés « voyants » comme le prince Fahd d’Arabie saoudite.

En 1992, le Carlyle Group, présidé par Franck Carlucci, acquiert Vinnell Corporation, une société de conseillers militaires privés spécialisée dans l’entraînement des troupes situées hors du territoire américain. Connue pour ses « opérations noires » durant la guerre du Vietnam, Vinnell a conduit des missions d’intelligence dans les pays arabes pendant plusieurs décennies. Depuis février 1975, elle entraîne et modernise la Garde nationale d’Arabie saoudite, force d’élite de 60 000 personnels placée sous l’autorité directe du Roi Fahd. La surveillance des champs de pétrole du pays fait également partie de ses attributions.

En 1998, le Carlyle Group revendra Vinnell au groupe TRW, sans quitter l’Arabie saoudite : le fonds d’investissement est le conseiller officiel du Royaume pour la mise en œuvre du « Saudi Economic Offset Program », un plan élaboré dès 1984 dans le but d’attirer les investisseurs étrangers. A ce titre, Carlyle conseille et supervise la constitution de joint-ventures entre les firmes saoudiennes et leurs homologues étrangères. Une quarantaine d’opérations ont été réalisées. Parmi les principaux partenaires du programme : AT&T, Boeing, British Aerospace, General Dynamics, General Electric, McDonnell Douglas ou Thomson CSF.

Cette connexion intime avec la « politique invisible » de Washington se vérifie à un autre niveau. En 1999, Carlyle est entré au capital de US Investigations Services (USIS), l’une des premières sociétés privées de renseignement de sécurité des Etats-Unis. Essaimage de la division l’investigation de l’Office of Personnel Management - l’agence de ressources humaines du gouvernement fédéral - la firme gère les enquêtes de personnalité et de sécurité préalables aux recrutements les plus « sensibles ».

La Maison Blanche, le Pentagone, le département d’Etat, le ministère de la justice ainsi qu’une « centaine d’agences gouvernementales » figurent au nombre de ses clients. Pour des missions pouvant se dérouler en dehors du territoire national : lorsque le département d’Etat doit former et entraîner les gardes du corps du président afghan Hamid Karzaï, l’un des chefs d’Etat les plus menacés de la planète, c’est chez USIS qu’il vient chercher ses spécialistes.

Mais à trop mélanger les genres, le Carlyle group s’est construit une réputation préjudiciable de « CIA des affaires ». L’apparition de Leslie Armitage, partenaire et directeur général du fonds d’investissement, au conseil d’administration d’Alion Science and Technology le 04 juin 2002 ne va rien arranger.

Essaimage de l’Illinois Institute of Technology, ce centre de recherche et développement récemment privatisé compte 1700 employés travaillant sur des programmes gouvernementaux ultrasensibles tels que les explosifs, les communications sans fil, les technologies bactériologiques et chimiques… ou l’expertise technique de Carnivore, le logiciel d’espionnage électronique du FBI.

Hasard du calendrier ? Un mois après l’arrivée de Leslie Armitage, ce « Qinetiq américain » décrochait un contrat de 690 millions de dollars auprès de la Defense Threat Reduction Agency. Son objet ? La mise au point de « solutions technologiques permettant de détecter et de détruire les armes de destruction massive »…

Source : Les épisodes Enquête au coeur des multinationales ont été en très grande partie tirés de l'excellent travail de M. Pascal Dallecoste, Chercheur au LAREGE (Laboratoire de Recherche de l'Ecole de Guerre Economique) http://www.ege.eslsca.fr/fr/larege/


Vendredi 13 juin 2003

CIA fait mal : Guatemala

(Texte retiré car il contrevenait à la politique d'utilisation de MonBlogue.com.)


Vendredi 06 juin 2003

Pétition contre la nomination de Bush et Blair pour le Prix Nobel : Signez !


Reject Nomination of Bush and Blair for Nobel Prize : Sign-in !

La Pétition, the Petition


Jeudi 05 juin 2003

Enquête au coeur des multinationales : Opérations privées


Les soupçons ont donc de beaux jours devant eux. Car United Defense qui dispose de deux filiales en joint-venture en Arabie saoudite et en Turquie réalise une partie conséquente de son chiffre d’affaires avec Israël et les pays arabes fidèles à Washington.

Or cette guerre contre le régime irakien, Franck Carlucci la promeut depuis longtemps. Au point d’avoir cosigné le 19 février 1998 une lettre ouverte au président Clinton, l’exhortant à mettre en œuvre « une stratégie politique et militaire globale pour renverser Saddam et son régime », et à reconnaître « un gouvernement provisoire de l’Irak guidé par les principes et les dirigeants du Conseil National Irakien, représentant de tous les peuples irakiens » (http://www.iraqwatch.org/perspectives/rumsfeld-openletter.htm)

A l’origine de ce texte qui devait poser les bases de l’Iraqi Liberation Act de 1998 : le banquier chiite Ahmed Chalabi, chef du Conseil national irakien, une organisation financée et soutenue par la CIA ("The CIA's Men in Iraq", New York Times, 13 mai 1997 ; “Iraqi Leader's Enemies: Far From a United Front”, New York Times, 26 juin 1997 ; “Ex-C.I.A. Chief Offers Aid to Iraqis Facing Ouster”, New York Times, 21 mars 1998 ). .

Au nombre de ses signataires : Donald Rumsfeld, Dick Cheney et Richard Perle, mais également Paul Wolfowitz, Douglas Feith et Richard Armitage - tous membres de l’actuelle administration Bush.

Désormais pressenti pour gérer le budget du futur gouvernement provisoire de l’Irak, Ahmed Chalabi va-t-il favoriser les firmes américaines ? Les militants anti-guerre qui défilaient devant le siège du Carlyle Group le 25 mars en sont persuadés. « Nous tenons les multinationales The Carlyle Group, General Electric ou Citibank pour responsables non seulement des profits qu’elles tirent de cette guerre mais pour l’avoir rendue possible » écrivent les membres de la coalition M27.

Une publicité dont David Rubenstein se serait bien passé. « Le Carlyle Group a remplacé la Commission trilatérale dans les théories conspirationnistes » constatait, amer, son fondateur, interviewé par le Washington Post le 16 mars dernier. A qui la faute ?

Le fonds d’investissement n’est pas la banque de la CIA, mais il en présente bien des stigmates. Les synergies industrielles qu’il développe, les circuits financiers qu’il utilise posent question. Sans même parler des transferts technologiques que ces circuits pourraient dissimuler.

A suivre : Enquête au coeur des multinationales, dernier épisode !


Mercredi 04 juin 2003

Enquête au coeur des multinationales : Dérapages, encore !


En 1995, George Bush junior tout juste élu gouverneur du Texas fit voter une loi autorisant la privatisation d’une partie des actifs financiers de l’Université publique du Texas.

Treize milliards de dollars seraient désormais gérés par un organisme non lucratif habilité à investir dans des sociétés privées : l’University of Texas Investment Management Co (UTIMCO).

Tom Hicks, le milliardaire texan, en prend aussitôt la direction. Il a l’aval de George Bush : non seulement Hicks connaît très bien la partie – n’est-il pas fondateur de Hicks, Muse, Tate & Furst, l’une des plus grandes sociétés financières du pays ? - mais ce projet, assure-t-il, devrait accroître et dynamiser le budget de l’université. Autre avantage : il soustrait la plupart des placements à la curiosité du public.

Pendant quatre ans, l’UTIMCO va investir légalement mais très discrètement près de 1,7 milliard de dollars d’argent public dans des firmes détenues en majorité par des amis de Hicks, de George Bush et différents argentiers du parti républicain. Entre temps, Thomas Hicks est devenu l’un des principaux collecteurs de fonds pour le gouverneur, candidat à sa propre succession.

Parmi les bénéficiaires des mannes de l’UTIMCO se trouve Carlyle Partners II, un fonds d’investissement du Carlyle Group - conseillé par James Baker III - récipiendaire d’un placement de 10 millions de dollars le 1er mars 1995. Quelques mois plus tôt, le fonds de pension des enseignants du Texas investissait 100 millions dans la société de Franck Carlucci. La plupart des membres du conseil d’administration venaient d’être nommés par George Bush.

Dépenses publiques, gains privés. La logique atteint son paroxysme après les attentats du 11 septembre. L’augmentation des budgets militaires – qui passent de 300 milliards en 2000 à 393 milliards en 2002 – est une aubaine dont le Carlyle Group entend bien profiter.

Le 26 septembre 2001 Donald Rumsfeld, secrétaire à la défense, déterre le programme « Crusader », un contrat d’armement de 11 milliards de dollars porté par United Defense, la filiale du Carlyle Group que préside son vieil ami de faculté, Franck Carlucci.

« Scandale ! » s’insurgent les militants du Center for Public Integrity, une association de défense des intérêts publics. Le Crusader, font-ils remarquer, est loin de faire l’unanimité dans l’armée. Cet obusier de 42 tonnes bourré d’électronique est capable de tirer dix obus de 155 mm à la minute à 40 kilomètres de distance, mais c’est un monstre lourd et lent conçu pour combattre une invasion soviétique en Europe. Pas pour effectuer des missions de maintien de la paix ou des projections rapides sur des théâtres d’opération extérieurs. Le candidat George Bush l’a lui-même reconnu durant la campagne présidentielle.

Au gaspillage probable des deniers publics s’ajoute le conflit d’intérêts. Car George Bush père pourrait profiter de l’accroissement des ventes de United Defense. C’est ce que soupçonne Judicial Watch, un autre groupe de vigilance citoyenne, proche des conservateurs. « L’ancien président Bush devrait immédiatement démissionner du Carlyle Group » assène Larry Klayman, son président. A ses yeux la nouvelle politique arabe de Washington recoupe si bien les intérêts du fonds d’investissement que la question d’une entente illicite ne pourra être longtemps évitée.

Le programme Crusader sera finalement abandonné en mai 2002. Mais Carlyle n’a pas tout perdu.

Quelques semaines après le début de l’offensive antiterroriste en Afghanistan, United Defense entrait en bourse, générant 225 millions de dollars de plus-value. Donald Rumsfeld venait de confirmer une commande de 389 véhicules Bradley, l’autre fleuron produit par la firme d’armement. Celui qu’utilisent actuellement les troupes américaines engagée en Irak.


Mardi 03 juin 2003


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Mardi 03 juin 2003

PARADOXE quand tu nous tiens !!


Vous le savez tous, en matière de système économique, les usa sont capitalistes et libérals. Chacun pour soit et Dieu pour tous !

Ainsi, les inégalités économiques ou socials font partis de l'ordre des choses de ce bas monde, c'est comme ça et surtout ne changeont rien ! Sans doute Dieu l'a voulu ainsi ...

Sans doute l'Amérique détient-elle toutes les clés des industries du futur – l'électronique et les biotechnologies. Sans doute, son ouverture aux échanges internationaux relativement étroite (10 % du PNB), les accords commerciaux avec ses voisins et l'assurance pétrolière obtenue en Irak peuvent lui permettre de se croire indépendante. Mais c'est faux.

L'Amérique souffre d'immenses déficits "jumeaux" (celui du budget fédéral et celui du commerce) qui la rendent dépendante de l'épargne mondiale, en fait des Japonais et des Chinois qui achètent les obligations en dollars. S'il advenait, scénario catastrophe de l'économie mondiale, que les Asiatiques perdent confiance dans leurs placements et qu'ils rapatrient leurs avoirs, l'économie américaine imploserait, avec des conséquences terribles sur tout le reste du monde.

Mais il est un autre argument : il n'y aura pas de sécurité mondiale sans développement.

Depuis le 11 septembre 2001, les économistes ont eu le temps de mieux cerner les liens entre terrorisme et pauvreté. Et, s'ils ne sont pas directs – la meilleure preuve en étant que Ben Laden est un fils de riches –, ils existent. Une étude de l'économiste Paul Collier pour la Banque mondiale (http://econ.worldbank.org/prr/CivilWarPRR/text-26671/) montre combien la croissance économique est le meilleur moyen de limiter les guerres et, inversement, que les guerres sont cause première du maldéveloppement.

Dès lors, "une action internationale de prévention des conflits civils dans les pays pauvres pourrait épargner beaucoup de souffrances, atténuer et aider à mettre les populations à l'abri de nombreux autres effets qui se manifestent par le trafic de drogue, les maladies et le terrorisme". L'étude explique que, si le nombre de guerres civiles a augmenté depuis 1950, c'est à cause de l'inertie de la communauté internationale qui les a mises, à tort, sur le compte des haines religieuses et des différends ethniques contre lesquels elle s'estimait impuissante.

Après examen de 52 guerres civiles, le rapport explique que la religion compte "beaucoup moins qu'on le croit communément" tandis que les facteurs économiques importent "beaucoup plus". Le mécanisme est le suivant : une récession frappant un pays aux fortes inégalités, surtout s'il est détenteur de matières premières, "crée un pool de jeunes hommes désœuvrés facilement recrutés par des "entrepreneurs de violences"". Un milliard d'individus vivent dans de tels pays, selon l'institution.

Ainsi, selon cette étude, faire la guerre aux terrorismes serait faire en sorte d'aboutir à une meilleur répartition des richesses et une sécurité politique multi-latérale...

Bref, tout le contraire de l'actuel politique américaine.


Mardi 03 juin 2003

Les zorros de l'informatique se vengent...


“Pendant 30 ans, j’ai été loyal envers l’entreprise dans les bons comme dans les mauvais moments . J’espérais qu’au moins un des grands patrons quitte sa tour d’ivoire et vienne m’annoncer en face mon licenciement plutôt que de recevoir la visite des vigiles, d’être viré comme un malpropre et escorté comme un criminel. Vous paierez pour ce manque d’humanité.”

Le cadre qui a envoyé cette lettre à son ancien employeur, une entreprise américaine de produits chimiques, a 56 ans, est marié avec trois enfants et touchait 215 000 euros par an. Il a pourtant mis sa menace à exécution.

Grâce à sa connaissance des protocoles de l’entreprise, il est entré dans son système informatique et a détruit des fichiers sensibles. Résultat : plus de 23 millions d’euros de dégâts et le report aux calendes grecques d’une introduction en bourse prévue de longue date. Le coût de la politesse a considérablement augmenté...

L’histoire n’est pas une anecdote isolée mais traduit un mouvement de fond parmi les salariés américains, estiment les spécialistes du travail. “Les travailleurs prennent les licenciements beaucoup plus mal aujourd’hui qu’autrefois”, d’après Beverly Smallwood, une psychologue du travail qui intervient auprès de grosses sociétés. “Beaucoup d’employés ont tout misé sur l’entreprise, encouragé par des promesses qui ne sont jamais tenues.” D’où des réactions de plus en plus violentes en cas de licenciement.

En 30 ans de carrière, je ne me souviens pas d’une époque où le degré de destruction ait été aussi fort”, déclare Linn Hynds, un juriste spécialisé dans le droit du travail. Ce que confirme Ray O’Hara, un dirigeant de l’agence de détectives privés Pinkerton, qui s’occupe de la sécurité des entreprises : “Les actes de vengeance ne sont le fait que de 1 % des licenciés, mais il peut grimper à plus de 5 % si la manière manque lors du licenciement”.


Mardi 03 juin 2003

L'Amérique latine en effervescence


Que reste-t-il des espoirs suscités par la fin des dictatures sud-américaines et des guerres civiles d'Amérique centrale ?

Pendant plus d'une décennie, les pouvoirs se sont gargarisés de politiques économiques « responsables », de privatisations, de zones franches, de libre-échange et d'investissements. Au rythme du « consensus de Washington » et au pas du Fonds monétaire international, les réformes libérales ont essaimé du Rio Grande à la Patagonie.

A l'heure du bilan, 43 % des 480 millions de Latino-Américains vivent en dessous du seuil de pauvreté. Une détérioration des conditions de vie et une augmentation de la pauvreté dont le plus éclatant symbole demeure l'effondrement argentin.

La protestation sociale s'accroît. Elle explique le succès des partis opposés au modèle néolibéral et la popularité, dans la plupart des pays, de candidats atypiques, en rupture avec les oligarchies et technocraties traditionnelles.

Ce virage a été illustré par l'arrivée au pouvoir des présidents Hugo Chávez au Venezuela, Luiz Inácio « Lula » da Silva au Brésil et Lucio Gutiérrez en Equateur. Cette volonté affirmée de revenir à des régulations et à des politiques sociales actives se heurte cependant à de vives résistances.

En témoignent, dans des contextes différents, la poursuite de la guerre civile en Colombie et la tentative de coup d'Etat du 11 avril 2002 au Venezuela.

Ignacio Ramonet


Mardi 03 juin 2003

Taxe américana


James Tobin est né en 1918 aux Etats-Unis dans la région de l'Illinois. James Tobin suit de brillantes études à l'université d'Harvard ou il obtient un doctorat, il aura parmis ses professeur le célèbre économiste Joseph Schumpeter. Dès 1936, il lit le livre de Keynes La théorie générale de l'emploi qui aura une énorme influence sur sa vision économique des choses, James Tobin sera toute sa vie un keynésien et farouche opposant des monétaristes qui dès les années 1950 montent en puissance avec l'école de Chicago de Georges Friedman.

En 1972, alors que le monde était en proie à des remous monétaires, l'économiste James Tobin proposa, lors d'une conférence à l'université de Princeton, de taxer les transactions de change en vue de permettre aux gouvernements de retrouver leur autonomie en matière de politique macroéconomique.

Certains chiffres sont éloquents. Selon la Banque des règlements internationaux, les transactions de change ont atteint le niveau de 1 300 milliards de dollars par jour en 1995 (contre 18 milliards au début des années 70). A titre de comparaison, le montant annuel du commerce international de biens et services n'est que de 4 300 milliards.

De plus, 80 % des allers et retours de transactions de change ont une durée de sept jours ou moins ; dans la plupart des cas, ces allers et retours ont lieu au cours d'une seule journée. Et sur la place de Londres (la plus importante du monde en matière de change), plus des quatre cinquièmes des transactions ne sont pas directement liées à des opérations de commerce ou d'investissement.

Le long terme dure... dix minutes :

Un autre axiome est avancé : les spéculateurs ne font que représenter la volonté du marché, lequel est par définition rationnel et efficient. Pour M. James Tobin, au contraire, les spéculateurs exercent un effet autonome et largement déstabilisateur sur le marché. Le coup de poker qui, en 1992, permit à M. George Soros de gagner 1 milliard de dollars en un jour en spéculant contre la livre sterling montre que les spéculateurs peuvent s'enrichir tout en déstabilisant les marchés

Mr Tobin cite volontiers un opérateur sur le marché des changes déclarant : " Mon long terme à moi, c'est les dix prochaines minutes. " Mais la réalité ne passionne pas les théoriciens, qui peuvent ainsi ignorer un aspect essentiel de la taxe : elle ne cherche pas à réduire les échanges internationaux, mais à pénaliser les flux spéculatifs à court terme. En effet, au taux de 0,2 %, un aller-retour quotidien sur le marché des changes finirait par coûter 48 % par an ; le même taux n'aurait pourtant qu'un impact négligeable sur le commerce réel ou sur les investissements à long terme.

La mise en oeuvre de la taxe Tobin n'est en rien irréaliste. Le principal obstacle est cependant d'ordre politique, car l'idée va à l'encontre de tous les grands principes néolibéraux - réduction des impôts, poursuite de la libéralisation financière, retrait des pouvoirs publics - qui font l'objet d'un vaste consensus et sont ardemment défendus par les gouvernements, les grandes institutions financières privées et l' establishment de la profession économique. Tous ont intérêt à souligner l'absence de solution de rechange et l'impossibilité d'une autre politique.

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